Non, il n'y a pas que les élus de la majorité qui ont des droits en matière de formation, d'une manière générale, tous les élus de la république et notamment les conseillers municipaux d'opposition ont le droit de recourir au 2% formation ou au Dif élu (Droit Individuel à la Formation des élus) pour financer une formation directement liée à l'exercice de leur mandat local. Dans ce cadre, la formation des élus locaux aux droits de l'opposition reste une formation très populaire puisqu'à titre d'exemple, l'Institut Supérieur des Elus (ISE) anime une vingtaine de sessions, chaque année.
Dans une démocratie locale, l’opposition joue un rôle fondamental pour garantir la transparence et le bon fonctionnement des collectivités. Les principaux droits des élus minoritaires au sein d’un conseil municipal ou départemental sont : l'accès à l'information, un droit d'expression encadré, des moyens pour fonctionner et un rôle de contrôle et de recours légale. Par ailleurs, force est de constater que l'exercice d'un mandat d'élu d'opposition peut s'avérer rapidement frustrant lorsque que l'on ne maitrise ni les droits, ni les enjeux directement liés à cette fonction stratégique qui doit vous préparer à la future gouvernance de la collectivité.
Ce lundi, notre formateur maison qui a lui même été leader de l'opposition d'une commune de 3 500 habitants avant d'en être maire, nous partageait son retour d'expérience et ses conseils pratiques :"Quand tu es l'opposition, tu as 4 stratégies possibles : celle de "l'opposition fantôme", comme tu as perdu l'élection tu es absent; celle de "l'opposition soumise", au final tu es d'accord avec ton maire, celle de "l'opposition systémique", tu est contre tout, tout le temps et enfin celle de "l'opposition constructive", bon moi j'ai tout essayer et je peux vous dire que cette dernière stratégie est la seule qui fonctionne et je vais même vous expliquer pourquoi ?". Son intervention était passionnante, je devais passer lui dire bonjour et je l'ai écouté toute une après midi...
